
Depuis la traduction du livre de Daguerre en turc en 1841, les photographes arméniens ont joué un rôle édifiant dans tout le Moyen-Orient. Grâce à leurs clichés, ils ont transmis une chronique de la société ottomane au XIXe siècle. Si les premiers photographes voyageurs occidentaux photographiaient surtout les vestiges archéologiques et les sites bibliques, les photographes résidents réalisaient des prises de vues en studio ou dans les quartiers populaires des grandes villes.
On vit se multiplier des studios de photographie arméniens dans la plupart des villes ottomanes à partir du milieu du XIXe siècle. Les plus réputés de ces studios étaient ceux des trois frères Horsep, Viken, et Kevork Abdullah à Istanbul, de Garabedian et Krikorian à Jérusalem, de Guiragossian et Sarafian à Beyrouth, de Berberian à Amman, de Halladjian à Haïfa.
L’exposition de l’IMA présente une dizaine de photographes arméniens opérant à Istanbul, Beyrouth, Damas, la Palestine et Le Caire, de la deuxième moitié du XIXe siècle à la première moitié du XXe siècle. Sont présentés également les tirages colorisés de Katia Boyadjian. Née en 1958, dernière héritière dans cette lignée de photographes arméniens et fille du photographe Angelo, elle a perpétué cette tradition de mise en couleur (peinture à l’huile sur des tirages noir et blanc).
En marge de l’exposition, l’IMA organisera le 22 mars à 18h30 un débat sur le thème « Arméniens et Arabes, une histoire en partage » avec Claire Mouradian, directrice de recherche au CNRS, Angèle Kapoïan, écrivain, Katia Boudoyan membre du groupe de recherche d’histoire arménienne "Monnaies, réseaux, politique " à l’EHESS, Sossie ANDEZIAN, chargée de recherche au CNRS et Dickran Kouymjian, titulaire de la Chaire d’études arméniennes de l’université d’Etat de Californie, Fesno (PDF).
21 février – 1er avril 2007
Contact presse :
Mathilde Voinchet, T. 01 40 51 39 44
Courriel
Dossiers de presse
Avec le soutien d’Alcatel
