
Des photographies de l’empire Ottoman, dues aux missionnaires ethnographes, illustrent la place de la broderie et du tapis chez des communautés arméniennes. D’autres images prises dans des camps de réfugiés de Syrie ou du Liban évoquent ensuite la transmission de ces savoir-faire dans les années 20.
Le corpus photographique réalisé entre 1923 et 1938 sur les activités de la société « Tapis France Orient » dévoile comment les femmes arméniennes, tout en assurant leur survie, ont pu utiliser leurs compétences ancestrales et valoriser un héritage. Grâce à Z. Tchouhadjian, cette société réalise des tapis traditionnels ou modernes destinés aux paquebots dont le fameux « Normandie » ainsi qu’à des hôtels de luxe comme le « George V ».
Enfin, des photographies contemporaines décèlent dans les vestiges architecturaux de la cité marseillaise, les traces ténues de ce patrimoine toujours vivant.
Une exposition organisée dans le cadre des Rencontres Internationales de la Photographie, rendez vous incontournable de la cité Arlésienne.
Les prêts sont consentis par la bibliothèque Nubar (Paris), l’université Saint-Joseph (Beyrouth), la famille Tchouhadjian, l’association ARAM (Marseille), et d’autres prêteurs (institutions ou privés).
[Illustration haut : tapis réalisé dans les années 20 par la fabrique Tapis France Orient pour le paquebot Normandie]
Du 15 juin 2007 Ã janvier 2008
Contact presse :
Lilia Grairia
Tel. 04.90.52.52.38
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