
Trois générations. Entre continuïté et rupture
L’image animée tient une place importante en Arménie. Dès 1909, le premier cinéma y est ouvert. Une véritable tradition cinématographique se met en place jusqu’aux années 30 - période où le réalisme socialiste commence à imposer ses lois idéologiques et esthétiques. Après la seconde guerre mondiale et notamment dans les années 60 – début du « dégel » – apparaît une nouvelle génération de cinéastes parmi lesquels Sergueï Paradjanov. Ce maître a marqué substantiellement la création artistique de son temps et demeure encore aujourd’hui une source d’inspiration pour de nombreux réalisateurs.
Après l’indépendance du pays en 1992, l’Arménie a connu la guerre, un blocus économique, de gros problèmes d’approvisionnement énergétique, les conséquences des changements politiques et l’établissement de l’économie de marché. De ce fait, la création cinématographie traverse une période de désorganisation profonde. Toutefois, les cinéastes locaux se battent pour la survie de leur art. La diaspora s’est également beaucoup investie.
Parallèlement au cinéma, l’art vidéo voit le jour en Arménie dans les années 60-70. Certains artistes de l’époque (et même encore aujourd’hui) vont à l’encontre des tendances esthétiques prédominantes et parfois marquent une véritable rupture par rapport aux conceptions cinématographiques de leur pays.
Présenté en France de mars à mai 2007, « Regards projetés – Arménie » proposera :
- « Glorieuses futilités », une sélection d’œuvres vidéos arméniennes.
La nouvelle sélection intitulée « Glorieuses futilités » couvre la période du milieu des années 70 à aujourd’hui. Les artistes présentés ici illustrent l’évolution de l’art vidéo en Arménie – tant à travers les progrès de la technologie audiovisuelle que par le contenu des Å“uvres.
« Rencontre avec le cinéaste Gareguine Zakoyan »
Ancien camarade de route et disciple fidèle de Sergueï Paradjanov, Gareguine Zakoyan constitue aujourd’hui la mémoire vivante de l’épopée cinématographique arménienne. De plus, il a beaucoup œuvré pour le format documentaire qui certes, offre un contenu informationnel, mais permet également une approche esthétique, symbolique, voire poétique de la réalité.
« Kajaran. Métamorphose de la pierre », 2002
« Monologue (Amo Beknazarov) », 2006
« Sergueï Paradjanov »
« Sayat Nova, la couleur de la grenade », URSS, 1970
« Les Fresques de Kiev », URSS,1966
« Hakop Hovnatanian », URSS, 1965, 9 min
TOULOUSE
7 – 31 mars 2007 à l’Espace Croix Baragnon
STRASBOURG
13 – 23 mars 2007 à l’espace apollonia,
les 16, 20 et 22 mars 2007 au Musée d’art moderne et contemporain
PARIS
les 29 et 30 mars 2007 à l’École nationale supérieure des beaux-arts
SAINT-ETIENNE
25 avril – 2 mai 2007 au Musée d’art moderne
Contact presse :
Daria Evdokimova
Association Apollonia, échanges artistiques européens
Tèl : 03 88 52 15 44
24 rue Croix-Baragnon
31000 Toulouse
Tél. 05 62 27 60 60
>>> Dossier de presse de la rétrospective de films de vidéastes arméniens