
En 1988 en effet, le virtuose arménien accepte de participer à la bande originale du film La Dernière tentation du Christ de Martin Scorsese, composée par Peter Gabriel. Depuis lors, la sonorité ample et profonde de cet instrument évoque au cinéma la spiritualité du Moyen-Orient, à tel point que Mel Gibson l’a lui aussi retenue pour la musique de son film La Passion du Christ (2004).
Né à Solag, village situé tout près d’Erevan, Jivan Gasparian a commencé à apprendre le duduk à l’âge de 6 ans. En 1948, il rejoint le Tatool Altounian National Song and Dance Ensemble et signe son premier engagement en tant que soliste au sein de l’Orchestre Philharmonique d’Erevan. Son répertoire puise surtout dans la musique traditionnelle arménienne, même s’il a composé quelques chansons originales à partir de textes du poète Vahan Terian. Professeur au Conservatoire d’Erevan, également interprète vocal de chants et ballades arméniennes, il a collaboré avec le Los Angeles Philharmonic Orchestra, le Kronos Quartet ou le producteur canadien de world music Michael Brook. Fondateur en 2004 d’une école spécifique de duduk à Erevan, il s’intéresse plus que jamais au développement et à la transmission des potentialités de son instrument.
« J’ai défriché le chemin du duduk à l’échelle internationale », affirme-t-il aujourd’hui. « Si de jeunes musiciens veulent continuer cette histoire après moi, j’en serai plus que flatté ».