Arménie mon amie

La culture arménienne

Portrait du peintre Arshile Gorky

Arshile Gorky

Arshile Gorky, de son vrai nom Wostanig-Manuk Adoyan, naît en 1904 à Khorgom (actuelle Turquie), au bord du lac Van. En 1915, il se retrouve avec des milliers d’autres orphelins à Everan, où sa mère meurt de faim. Cinq ans plus tard, il émigre avec sa soeur aux Etats-Unis. Dans ce nouveau pays, toute sa vie est marquée par des années de travail acharné.
S’intéressant très tôt à la peinture de son temps aussi bien qu’à l’art des peuples anciens, Gorky traverse toutes les étapes de l’art moderne jusqu’à la cristallisation de son propre style.
Formé dès le début des années 1930 à a leçon de De Chirico et de Picasso puis à celle de Kandinsky et de Miro, reconnu bientôt par les surréalistes comme un des leurs, il apporte à la jeune génération new-yorkaise l’exemple moteur d’une expression marquée par la mémoire de ses racines et pourtant créatrice d’un espace totalement ouvert ainsi que d’une écriture très formelle, données reconnues aujourd’hui comme fondatrices de l’Expressionnisme abstrait américain.
André Breton salue dès 1945 à New York toute la singularité d’Arshile Gorky. Puisant son langage artistique dans les objets enfermant le sens de la vie - formes des plantes, fleurs, soc, habits de paysans -, Gorky atteint une harmonie de la pensée et des sentiments. Ses oeuvres, surtout celles de sa période de maturité (1943-1947), sont inspirées de souvenirs d’enfance : Les Eaux du moulin des fleurs, Le Tablier de ma mère, Parfum d’abricot, Jardins à Khorgom, enfin Agonie. L’artiste met fin à ses jours en 1948. Ses oeuvres sont aujourd’hui conservées dans les plus prestigieux musées du monde : Fondation Gulbenkian à Lisbonne ; MoMA, Guggenheim, Whitney Museum à NewYork et Centre Pompidou…

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