La culture arménienne
Portrait de Michel Legrand
Michel Legrand
Michel Legrand naît à Bécon-les-Bruyères en banlieue parisienne en 1932. Sa mère, Marcelle der Mikaelian, est la soeur du chef d’orchestre Jacques Hélian. Son père, Raymond Legrand, est également musicien.
Le jeune Michel se met au piano dès l’âge de quatre ans. À la fin de la seconde guerre mondiale, il découvre le jazz, fasciné, lors d’un concert de Dizzy Gillespie. En 1949, à sa sortie du conservatoire, il joue une douzaine d’instruments et se retrouve lancé dans l’univers de la chanson, accompagnant Henri Salvador, Zizi Jeanmaire, Juliette Gréco, puis Yves Montand, Serge Reggiani, Claude Nougaro... En 1954, le label américain
Columbia-EMI lui commande un album dans lequel il adapte de nombreux titres français. Le disque I Love Paris se vend à 8 millions d’exemplaires. Quatre ans plus tard, à New York, il dirige des sessions de studio avec Miles Davis, Bill Evans, John Coltrane…
C’est pour ses musiques de films que Michel Legrand passe à la postérité. Au début des années 1960, il est littéralement happé par la Nouvelle Vague. Entre 1961 et 1967, il écrit sept musiques pour Jean-Luc Godard (Bande à part, La Chinoise, Vivre sa vie…), ainsi que la bande originale de Cléo de 5 à 7 d’Agnès Varda. Surtout, il noue une collaboration essentielle avec Jacques Demy. Ensemble, ils composent des films comme Lola (1961), Les Demoiselles de Rochefort (1967), Peau d’Ane (1970) et bien sûr Les Parapluies de Cherbourg, véritable opéra populaire cinématographique qui remporte la Palme d’or à Cannes en 1964. Michel Legrand signera aussi des b.o. pour Joseph Losey : Eva (1962) et Le Messager, autre Palme d’or en 1971.