Arménie mon amie

La culture arménienne

Portrait d’Henri Verneuil

Henri Verneuil

En 1959, année des grands débuts de la Nouvelle Vague avec Les Quatre cents coups de Truffaut ou A bout de souffle de Godard, Henri Verneuil signe pour sa part La Vache et le prisonnier, comédie avec Fernandel qui sera son premier grand succès. Achod Malakian, qui deviendra plus tard Henri Verneuil, naît le 15 octobre 1920 à Rodosto (Turquie).
Dès 1924, sa famille fuit la Turquie et débarque à Marseille. Il y passe sa jeunesse, découvrant les films de Rouben Mamoulian, qui le décident à devenir cinéaste. Après un bref passage par le journalisme, il réalise en 1947 son premier court métrage, dans lequel il convainc déjà Fernandel de jouer. Dès le début des années 1950, il signe quelques longs métrages remarqués : La Table aux crevés (1951), Les Amants du Tage (1955)… C’est au début des années 1960, grâce à sa collaboration avec le dialoguiste Michel Audiard et à quelques grandes stars comme Jean Gabin, Alain Delon ou Jean-Paul Belmondo, que ses films le rendent très populaire auprès du public français : Un singe en hiver (1962), Mélodie en sous-sol (1963), puis Le Clan des Siciliens (1969). Plus porté vers le cinéma populaire à grand spectacle que vers le cinéma d’auteur, Verneuil travaille ensuite régulièrement avec Belmondo depuis Peur sur la ville (1975) jusqu’aux Morfalous (1984). Il termine sa carrière par deux films plus intimes revenant sur son passé de réfugié arménien : Mayrig (1992) et 588, rue de Paradis (1993). Lauréat en 1996 d’un César pour l’ensemble de sa carrière, élu membre de l’Institut de France en 2000, Henri Verneuil s’éteint le 11 janvier 2002 à Paris.

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