
Qui connaît ainsi le Concerto pour violoncelle, les Trois airs de concert, les Trois rhapsodies concertos, son ballet Spartacus ou encore ses Trois sonates pour instruments seuls ?
Le père de Khatchatourian, Eguia, a quitté son pays d’origine vers les années 1870. Aram est le cadet d’une famille de cinq enfants . Khatchatourian grandit avec les airs de musique que sa mère lui fredonne et que certains musiciens de la rue lui inspirent. Il étudie le violoncelle au Conservatoire de Moscou. Très vite, il développe un fort attrait pour l’orientalisme musical, accru par l’intérêt qu’il porte à la musique de son Caucase natal. Passionné par le théâtre, il écrit également des musiques de scène, dont La Veuve de Valence sur un texte de Lope de Vega. Pendant la seconde guerre mondiale, « Grande Guerre Patriotique » de l’ex-URSS, il écrit plusieurs musiques de film et surtout sa Deuxième symphonie (1943) qui lui vaut la reconnaissance de ses pairs. Placé dorénavant en haut de la liste des figures artistiques soviétiques, il tourne dans le monde entier et représente ce pays dans de nombreux voyages à l’étranger.