
Vartan, seul sur scène, donne tout de lui dans la fusion, fertile parce que baroque, qu’il opère entre show à l’américaine et critique gauloise. Son regard laboure l’état du monde et, pour parler de paix aux canons, il dessine un grand éclat de rire, et pour parler de tolérance à qui se déchire, il danse encore et encore il chante comme si jamais ne devait s’arrêter.
Son corps, tout en longueur, inscrit son ballet dans nos yeux et, sans en avoir l’air, y grave du même élan la force de son verbe.
Devant nous Vartan éclate sans prévenir le moulage dégingandé de notre absurdité, cracheur de feu inattendu sur le boulevard monotone de notre destin. On reste interdit quand il nous libère.
On sort de là regonflé à bloc et on se dit qu’avec ce grand bol d’oxygène, tout droit venu d’Arménie où ce numéro un joue toujours à guichets fermés, décidément le théâtre de Vartan Petrossian permet pour un moment encore de ne pas désespérer de l’humanité.
24 mars, 20 h 30 Ã Clamart
29 mars à Antony
Contacts presse :
Ani Hamel
Metteur en scène – coordinatrice artistique
Tél. : 06 87 38 11 24
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