
Si elle fut utilisée en Afrique relativement tôt, la photographie est restée un outil essentiellement occidental jusqu’à la seconde guerre mondiale. Avant cette période, on trouve très peu de photographes africains. En revanche, de nombreux photographes étrangers travaillent en Ethiopie dès les années 1860, moment où les soldats du Génie royal britannique importent ce médium dans la Corne de l’Afrique. Des Italiens comme l‘architecte Giacomo Naretti, ou un certain Hénon qui serait l’auteur du plus ancien portrait de Ménélik, réalisé vers 1888, ont ainsi pratiqué la photographie en Ethiopie.
Mais ce n’est qu’en 1905 que le premier photographe professionnel s’installa à Addis-Abeba. D’origine arménienne, il s’appelait Bedros Boyadjian, et devint l’un des photographes de la cour de Ménélik. Ses fils Haïgaz et Tony lui succédèrent. Tony Boyadjian devint le photographe de cour de ras Tafari, futur empereur Haylé Sellassié, à la fin des années 1920. C’est à lui que l’on doit de nombreux portraits officiels du souverain éthiopien.
Exposition réalisée grâce au mécénat de la Fondation Léa et Napoléon Bullukian.

Du 18 juin au 2 septembre 2007
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Elisabeth Pujol
Jeu de Paume
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