
Tout naturellement, c’est Marseille, fenêtre française ouverte sur la Méditerranée, qui attire les négociants arméniens dans le royaume. On trouve ainsi traces de négociants originaires de Smyrne et d’Alep trafiquant à Marseille dès la fin du XVIe siècle et de marchands arméniens qui s’en retournent, en 1598, des Foires de Lyon.
Après plus d’un siècle d’absence, la présence arménienne à Marseille devient significative dans la deuxième moitié du XIXe siècle ; elle associe négociants et réfugiés politiques originaires de l’Empire ottoman. C’est l’époque des réfugiés politiques, caractérisée par l’arrivée dans le port phocéen de plusieurs centaines de rescapés des massacres de 1894-1896. Bienveillante, la municipalité met à leur disposition les locaux désaffectés de l’hôpital de la Vieille-Charité, sur les hauteurs du Vieux-Port. On compte alors trois à quatre cents Arméniens dans Marseille, chiffre qui ne varie guère jusqu’en 1914.
Cette expostion montrera :
12 à 15 panneaux 80x120 et 100x200 présentant textes et cartes
50 à 60 documents originaux sous vitrines ou encadrés
Un décor d’entrée évoquant l’Arménie historique
Du 15 mars au 14 mai
Contact presse :
Laurence Teissier
BMVR
04 42 91 55
Courriel.