
Une cinquantaine de pièces, manuscrits précieux et imprimés anciens, témoignent de l’intérêt et de la curiosité que suscite depuis des siècles en France la culture arménienne. Les chefs-d’oeuvre de son patrimoine écrit, acquis principalement sous les règnes de Louis XIV et Louis XV, déploient les multiples facettes d’un savoir religieux et profane.
Eclaté en différentes écoles en Arménie et plus tardivement à Constantinople ou à Ispahan, un art du livre spécifique, enrichi d’influences extérieures, a vu le jour. Copiés sur parchemin ou sur papier, évangéliaires et recueils liturgiques s’ouvrent sur des frontispices et des miniatures aux couleurs vives qui illustrent les scènes de l’Ancien et du Nouveau Testament ou de la vie des saints. L’écriture, inventée au Ve siècle pour traduire la Bible, y déploie ses différents styles tandis que dans les marges, lettrines et lettres ornementées représentent végétaux ou animaux fantastiques. À partir du XVIe siècle, alors que persiste la tradition manuscrite, les premières imprimeries, installées tout d’abord en Europe, éditent pour les marchands arméniens qui sillonnent les routes du monde, livres de dévotion et de divertissement agrémentés de gravures. L’impression de la Bible en 1666 constitue un événement éditorial, que renforce la parution d’ouvrages religieux, d’érudition et de littérature et qui permettent, tant en Orient qu’en Occident, une large diffusion du patrimoine culturel arménien.
30 janvier – 25 mars 2007
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