Cinéma
L’Année de l’Arménie mettra en valeur le cinéma arménien dans toutes ses composantes : caucasienne, soviétique, diasporique ou de la République actuelle. Rouben Mamoulian, célèbre réalisateur hollywoodien à qui l’on doit entre autres Dr Jekyll and Mr Hyde, Le Signe de Zorro ou La Reine Christine, est le pionner d’une lignée de cinéastes à grand spectacle au sein de laquelle on peut ranger, en France, Henri Verneuil (Un singe en hiver, Peur sur la ville, Le Clan des Siciliens…). Mais le 7e art a également engendré, en Arménie et dans la diaspora, toute une génération de cinéastes plus intimistes, très attentifs à la portée psychologique des films ou à l’esthétique des plans : notamment Sergueï Paradjanov et Artavazd Pelechian, auxquels a succédé dans les années 1990 le Canadien Atom Egoyan. Dans un registre plus social et populaire, les années 1990 ont également vu éclore en France Robert Guédiguian.